graphiste & illustratrice
graphic designer & illustrator

Art Capital 2019, Paris

« View from my window, Leenane village » Exposition : du 12 au 17 février 2019 au Grand Palais à Paris J’ai le plaisir de participer au Salon du dessin et de la peinture à l’eau 2019. Celui-ci se déroulera au Grand Palais à Paris. L’illustration a été réalisée en avril 2018 depuis ma chambre au-dessus du Hamilton’s Bar à Leenane dans le Connemara en Irlande. J’ai utilisé diverses techniques telles que l’aquarelle, le pastel sec, les crayons aquarellable, le collage d’éléments récoltés sur place et la photographie. Les dimensions sont de 500 x 650 mm. L’encadrement a été soyeusement choisi en harmonie avec la teinte principale de l’illustration : Nielsen C2 aluminum mat brossé ambré.

Le projet d’édition

« Facing the fjord, Leenane village » livre d’illustrations réalisé dans le Connemara

J’ai vécu ici de mars 2016 à janvier 2017. Je suis rentrée en France pendant un an. L’Irlande m’avait terriblement manqué ! J’ai donc décidé de revenir, pourquoi s’en privé ?

Nous sommes aujourd’hui au mois de mars 2018 et me voilà de retour pour une saison estivale de 5 mois exactement au même endroit. Je loue la même chambre au-dessus du pub où je travaille afin de perfectionner mon anglais. Je suis entourée des mêmes locaux. Je me réveille tous les matins émerveillée avec l’envie folle de dessiner ces beaux paysages. Le village est en plein coeur du Connemara. Au milieu des montagnes, au bord du Killary fjord. Peu de passages, une cinquantaine de locaux, des moutons et une nature à couper le souffle ! Je suis ici avec tout mon matériel (mac, scanner, outils pour dessiner) et une voiture cette fois-ci ! Je vais ainsi pouvoir découvrir et dessiner les environs.

Les expositions

1/ Le P’tit Lieu : soyez curieux !
Exposition : du 10 janv. au 3 fév. 2018

« L’artiste valorise la pratique du dessin in situ d’après l’observation directe de la vie urbaine et quotidienne. La rencontre nourrit ses illustrations auxquelles viennent s’ajouter de petites anecdotes. Enfant, Stéphanie avait déjà la sensation que la maison où elle vivait n’était pas sienne. Alors, elle cherche son chez soi en laissant trace des bâtisses dans lesquelles elle se verrait poser ses bagages.

Mouvements et maladresses émettent ses émois. Sensible, l’artiste met en couleur ses expériences et rend hommage aux petits villages où elle séjourne comme à Leenane en Irlande. »

Vernissage le jeudi 11 janv. à partir de 18h30
Rencontre /atelier aquarelle : le dimanche 14 janv. de 14h à 18h

« Stéphanie propose une rencontre et un atelier de dessin in situ durant lequel elle expliquera sa technique de l’aquarelle. Les amateurs sont invités à apporter leur palette ainsi que leur objet fétiche afin d’en réaliser une illustration en suivant les conseils avisés de Stéphanie. »

Le P’tit Lieu
15, rue de Bras
14000 Caen
www.facebook.com/leptitlieu

2/ L’ambiance chaleureuse de L’Antirouille
Exposition : du 6 au 28 fév. 2018
Vernissage le jeudi 8 à partir de 20h

Événement ouvert à tous ! J’y apporterai d’autant plus d’illustrations qu’il y en a sur les murs du bar.

L’Antirouille
29, rue Caponnière
14000 Caen
https://www.facebook.com/lantirouille.caen/

3/ La balade caennaise se poursuit au bar « Vous êtes ici »
Exposition : du 1er au 29 mars 2018

Nous changeons de décors. Pochoirs, motifs rétros, canapés et environnement verdoyant : on s’y sent comme à la maison ! N’hésitez pas à me contacter au 07 68 44 14 15 pour une éventuelle rencontre, je réside à Caen jusqu’à la fin du mois de mars ! Rendez-vous sur instagram pour plus de photos.

Vous êtes ici
13, rue Saint Sauveur
Caen, France 14000
www.facebook.com/Barvousetesici/

Les digigraphies Epson

Quels visuels souhaiteriez-vous acquérir ?
Les tirages certifiés, numérotés et signés sont maintenant disponibles.

Vous trouverez différents visuels sur le portfolio. Originaux et tirages Digigraphie® à échelle 1 sont en vente. Le tarif et la quantité finale des tirages pour ces oeuvres sont établis selon le format et le temps passé à réaliser l’original. Je serais ravie de vous établir un devis et de vous adresser ces oeuvres par voie postale dans les plus brefs délais.

« La Digigraphie® permet de faire d’une œuvre unique des tirages d’originaux en quantité limitée, numérotées et signées par l’Artiste. (…) les œuvres imprimées en digigraphie ont une durabilité de l’ordre d’un siècle. La digigraphie, label haut de gamme répond à des règles d’usage strictes. »
Digigraphie Epson

De nature méticuleuse, je confie mes oeuvres au Labo Photo Photon de Toulouse. Ce laboratoire professionnel est agréé et reconnu pour sa prestation exceptionnelle. Leurs procédés, leurs encres pigmentaires et la qualité d’impression se rapprochant tout au plus de l’original sont autant d’arguments pour nourrir et confirmer ma motivation à poursuivre cette collaboration.

Photon – 8 rue du pont Mautaudran – 31000 Toulouse
+33 (0)5 61 62 44 95 – http://www.labo-photon.fr – photonpro@labo-photon.fr

J’ai rencontré Madame G. en juin dernier au Portugal alors que je dessinais dans les rues de Lisbonne. Basée en Suisse, Madame G. a souhaité acquérir la première digigraphie Elevador da Bica. Quantité finale de 20 tirages pour cette oeuvre-ci. Papier digigraphie aquarelle 190 gr 30×30/40/45 (ce qui représente un format A3). Pour vous donner une idée de tarif, ce premier tirage s’est élevé à 200 € (frais de transports inclus). Je me ferais un plaisir de vous émettre un de ces dix-neuf autres tirages !

La résidence artistique

Le 7 août 2017 :
Demande de subvention en vue de contribuer au projet artistique « Résidence Artistes en Arctique » in situ au Groenland !

Disponible et mobile, c’est avec une grande énergie que je souhaiterais participer à la résidence « Artistes en Arctique » au Groenland.

Organisé par l’association Le Bateau-Givre, un premier départ est proposé du 15 janvier au 15 février, puis du 1er au 30 mars 2018 dans la baie de Qeqertarsuaq, au sud de l’île de Disko. Cette expérience unique entourée de locaux et accompagnée d’artistes d’horizons différents (sculpteurs, chorégraphes, photographes, musiciens…), retirée dans les glaces m’offrirait la possibilité de mettre en pratique ma passion pour le dessin in situ tout en prenant note d’éventuelles anecdotes. Curieuse et sociable, je serai ravie d’échanger, de rencontrer des Groenlandais et de partager leur quotidien pendant un mois. En tout point de vue, la session 2017 a été une belle réussite, alors pourquoi ne pas participer à cette nouvelle session ?

Je n’ai pas peur du froid !

Pour la première fois, il m’est impossible de financer personnellement un tel voyage. À l’appui de ma demande, je me permets d’émettre cette annonce afin de pouvoir m’inscrire à cette résidence artistique avant le 15 septembre 2017. La participation financière d’une structure régionale ou culturelle (école, galerie, musée, maison d’édition ou campagne de financement) me permettrait de rendre ce séjour réalisable. Le budget de cette expérience (environ 4000 euros) comprendra : vol aller et retour Paris/Copenhague + vol aller et retour en hélicoptère jusqu’au bateau Le Manguier + traversée aller et retour + la vie à bord jusqu’au Groenland (nourriture, boisson, équipement « grand froid ») + le matériel nécessaire pour dessiner au quotidien sur le bateau, la banquise et dans les villages. Autonome, je reconnais être capable de m’adapter et saurai mener à bien le projet d’une collaboration (édition d’un livre illustré, exposition, rencontre, reportage iconographique au sein d’une revue…).

« Aujourd’hui, le Groenland est en pleine transformation. Et la glace fond, c’est indéniable. Dans un futur proche, les glaces du pôle, la faune et la flore du Grand Nord, la culture inuit et sa population, risquent de n’être plus que le souvenir d’une autre époque. Alors il y a urgence à témoigner de cette saisissante beauté et de cette réalité qui la rattrape. »
Extrait de l’article : Science et environnement / Mer et Marine

Vous trouverez plus d’informations sur le site internet de l’association . Je me tiens à votre disposition pour tout renseignement, et pour vous exposer de vive voix les buts de ma participation à cette résidence artistique avant le 10 septembre.

N’hésitez pas à me contacter :
par mail s.cheron.cielecki@gmail.com ou par téléphone au 07 68 44 14 15.

Un grand merci pour votre soutien, Stéphanie

Les démarches

La Belgique, la Hollande, la France ou encore l’Écosse : les couleurs varient selon la destination choisie. J’aime travailler directement face au sujet (architecture, paysage, scène de vie et portrait). Or, il m’est également plaisant d’illustrer des ouvrages et de m’adapter à une thématique donnée.

J’ai récemment collaboré avec une maison d’édition basée à Genève. Il m’a été proposé d’illustrer la première de couverture d’un roman tout en tenant compte de la situation géographique de l’histoire.

Depuis cet élan dans le monde de l’édition, je mets en page certains de mes carnets de voyage de façon à mettre en pratique ma formation en graphisme avec l’illustration. J’ai donc réalisé des prototypes, regroupant mes écrits personnels, extraits de mon journal de bord Irlandais, ainsi que mes ébauches. J’en ai fait de même en ce qui concerne mon périple à Malte si riche en matière de compositions et de couleurs.

Toujours à la recherche de projets intéressants, je suis bénévole pour L’Oiseau, le magazine culturel régional de Normandie. J’y illustre des articles dont la thématique porte sur les créations culturelles d’ici et d’ailleurs. J’ai également eu l’occasion de participer à des événements tels que des compétitions photographiques, de répondre à des appels d’offre et je suis illustratrice pour une structure Allemande.

Le dessin in situ en Europe

De grandes résolutions :
1) Se hisser dans le monde éditorial !
2) Voyager, dessiner et s’intéresser de très près à l’architecture
3) Devenir membre du collectif mondial Urban Sketchers

L’Irlande de mars 2016 à janvier 2017 :
« Tombée sous le charme du village de Leenane, en Irlande.

Florilège de ses plus belles illustrations » par Geo France

L’édition française a publié quelques-unes des illustrations réalisées en Irlande :

Stéphanie Chéron-Cielecki est tombée sous le charme du village de Leenane, en Irlande. Florilège de ses plus belles illustrations sur photos.geo.fr/member/36734-St%25C3%25A9phanie-Ch%25C3%25A9ron_Cielecki

Publiée par GEO France sur Mercredi 5 octobre 2016

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L’Écosse en janvier 2017 :
J’ai vécu neuf mois en Irlande dans un petit village entouré de montagnes et de moutons à Leenane, Connemara. Barmaid, je profitais de mes jours de repos pour esquisser le portrait des locaux, les paysages ou encore l’ambiance des soirées poker dans le pub où je séjournais… Nous sommes le 4 janvier et je prends l’avion seule direction l’Écosse. Je pourrai ainsi me faire une idée de Glasgow et d’Édimbourg avant d’y envoyer mes candidatures.

Je suis accueillie par un couple d’amis à Glasgow : Andy (écossais) et sa compagne Breda (irlandaise). Ils adorent leur nouvelle cuisine alors j’ai envie d’en garder une trace à travers mon dessin ! J’en profite pour me rendre à Glasgow School of Art et adapter ma palette à l’architecture écossaise.

Le style victorien, médiéval et quelques maisons géorgiennes sont très présents en Écosse. Je fais de très belles rencontres.

L’Italie en février 2017 :
L’objectif de ce voyage est de dessiner tous les jours et toute la journée afin d’améliorer mon trait, ma rapidité et de varier mes techniques. Lorsque je voyage, je réalise les illustrations sur le vif et les achève d’une traite. Qu’il vente, qu’il neige… que la situation soit confortable ou qu’elle ne le soit pas, j’aime la spontanéité et finirai le dessin sur place.

Séjour Interrail de Naples à Venise en passant par Milan, Turin ou encore Rome.

L’échange

Octobre 2016 / Paris, France > Entretien avec L’Ogresse de Paris depuis Leenane, Irlande

Lorsqu’on parle de voyages, on a tendance à parler de destinations, d’endroits, de lieux ou encore de météo. Moi, j’ai envie de vous parler de rencontres. Aimer voyager, c’est prendre le temps de découvrir, s’ouvrir aux autres. Stéphanie l’a bien compris et renoue d’une certaine façon avec les artistes du XIXe qui partaient faire leur tour d’Italie et revenaient avec de nouvelles couleurs sur leur toile. À chaque étape, j’ai le plaisir de redécouvrir cette artiste voyageuse qui me montre ses aquarelles en parlant avec enthousiasme des endroits où elle pose quelque temps ses valises…

Pourrais-tu te présenter aux lecteurs du blog ?
Je m’appelle Stéphanie Chéron. Je suis française et tiens à souligner mes origines polonaises en y ajoutant Cielecki. Graphiste de formation, je suis passionnée par le voyage et réalise des illustrations exprimant mon expérience à travers le monde.

Quand as-tu débuté le dessin ?
Tout a commencé en 2012. En quête de découverte, j’ai souhaité terminer mes études aux Beaux-arts de la Martinique. Depuis ce jour, mon thème porte sur le premier regard. Ce regard émerveillé lors de mon arrivée dans les caraïbes. En cette rentrée scolaire, je me suis retrouvée pour la première fois, seule au beau milieu d’un environnement qui m’était totalement inconnu. C’était bouleversant. Curieuse, je me sentais plus vivante et envahie d’émotions par tant de nouveautés : le taux d’humidité, les quartiers colorés des Terres Sainville que je traversais pour rejoindre l’école, les cafards si impressionnants, la riche végétation des alentours…

Au fil du temps, mon regard s’habituait à ces sublimes paysages. Je trouvais mes repères et m’adaptais à ce nouveau mode de vie. Très vite, je me suis rendu compte que mon ébahissement se montrait moins intense. Je me hâtais donc de garder trace de mes premiers ressentis à travers les courriers postaux et mails adressés à mes proches. Je pouvais ainsi revivre ces premiers instants. Je cherchais une solution pour les exprimer autre que par l’écrit. Suite à de nombreuses spéculations, je relevais que ma thématique était le carnet de voyage. Ci-dessous, une citation d’Antoine de Saint-Exupéry et le nom de ce projet : « Ce qui importe, ce n’est pas d’arriver mais d’aller vers. »

Quelle était ta première aquarelle ?
Une série de trois esquisses aquarelles 400×160 mm répondant à cette interrogation : comment transcrire graphiquement la fragilité et les couleurs des bâtisses de la Ville capitale ?

Pourquoi as-tu fait le choix d’utiliser ce médium ?
« Place-toi de biais, plisse les yeux et observe cette rue ! »
J’ai utilisé l’aquarelle afin de rendre compte de l’entremêlement des couleurs au cœur de Fort-de-France. J’estimais que ce médium était bien représentatif de la juxtaposition d’une bâtisse et de sa voisine, la topologie des rues… intrigantes, insalubres et aléatoires. Je dessine, peins, utilise le pastel sec, l’acrylique, le collage, la collecte d’objets trouvés à l’endroit même et bien d’autres.

Que retiens-tu de ton expérience en Martinique ?
Il est bon d’avoir des passions. Cette expérience m’a permis de découvrir comment extérioriser mes ressentis par l’illustration.

Qu’as tu préféré esquisser à Madinina ?
Je me suis intéressée à de nombreux paysages ainsi que des scènes de vie mais j’ai préféré représenter l’architecture de l’île.

Tu as la bougeotte ! Une nouvelle expérience à Malte :
« Regarde attentivement les façades de l’architecture maltaise »
J’étais agréablement surprise d’utiliser d’autres nuances qu’en Martinique. À Malte, l’ocre a remplacé le vert émeraude ! J’ai davantage travaillé autour des structures architecturales de la Valletta et de Mosta. Cette fois-ci, j’étais fascinée par les habitations abîmées par l’air salin. En effet, apercevoir les différentes couches de peinture ne m’a pas laissé indifférente.

Tu es en Irlande en ce moment…
Quel contraste avec tes précédents voyages ! Qu’est-ce qui te plaît au Connemara ?

Le gris, les nuances très variés de vert ainsi que les contrastes bien forts entre couleurs froides et chaudes. La couleur des montagnes varie selon le temps qu’il fait. Après la pluie, le soleil. Après le soleil, la pluie. Et entre les deux : brouillard, arc-en-ciel, averses, brume et souvent, du soleil en même temps qu’une averse. Ce qui projette de jolies ombres sur les montagnes de Leenane. Étant donné que je dessine in situ, cela procure du mouvement et des maladresses. Mon nouveau sujet : les ombres et les lumières. J’étais de passage en Irlande. Aujourd’hui, cela fait six mois que je ne cesse d’admirer cette merveille qu’est le petit village de Leenane et ses deux pubs. J’avoue qu’il ne fait pas toujours bon, il est donc temps de peindre en intérieur : tu trouveras quelques ambiances chaleureuses de pubs irlandais !

Peut-on parler de carnet de voyage pour tes illustrations ?
Oui de carnets de bord mêlant illustrations et anecdotes réalisées sur le terrain.
Un peu d’histoire : ce sont les navigateurs qui ont réalisé les premiers carnets de voyage. Viennent ensuite les artistes, les scientifiques, les écrivains et ethnologues qui en ont fait l’usage. Les carnets de voyage se démodèrent au profit de la photographie. Ils reviennent à présent, plus tendance que jamais… À moi de trouver un moyen de sortir de ces sentiers battus !! Encore un peu de temps, j’ai ma petite idée !

Lorsqu’on peint sur le motif, on doit faire avec les conditions atmosphériques, la lumière… Comment choisis-tu tes sujets ?
En Irlande : un bon ciré, des bottes et c’est parti ! Je me balade avec mon carnet sous le bras et mon matériel ne prend pas de place dans mon sac à dos. Je suis mon intuition. Je m’arrête, respire à fond, écoute la nature ou le plus souvent, du Chopin et je dessine pour marquer le temps. En tout cas, ma devise : jamais d’après photo, toujours face au décor !

En combien de temps réalises-tu une illustration ?
Comptez 30 minutes pour un format A5, quatre heures pour un format A3. J’ai très envie de me mettre au A2 en ce moment ! La montagne en face de chez moi est tellement immense qu’elle mérite une telle envergure. Si le sujet m’est personnel, j’en accorde beaucoup plus d’importance et je prends le temps de transcrire mes émotions sur papier. Patiente et relaxe, je peux rester assise au même endroit pendant six heures.

Des conseils pour ceux qui auraient envie de débuter mais n’osent pas ?
Ne rien jeter, tout préserver ! Revenir dessus si besoin mais savoir aussi s’arrêter. Ce qui est bien avec l’aquarelle, c’est que ce médium laisse trace de l’instantanée. Les couches inférieures laissent visibles les premiers gestes et je trouve cela charmant.

Je crois savoir que tu aimes aussi la photographie…
J’ai notamment perçu de très beaux portraits…

En ce jour, je travaille l’écriture, la photographie numérique, l’argentique, l’enregistrement sonore et la vidéo.

J’adore la façon dont tu mets en scène tes aquarelles en les prenant en photographie avec en arrière plan, le paysage que tu as représenté.
Merci Sophie ! De ce fait, je continue à mêler diverses techniques.

Une destination bien plus fraîche : la Norvège, l’Écosse ou le Canada.
Or, je vis au jour le jour ! L’Irlande est un pays bien attachant.

Un rêve?
J’envisage l’édition …

Moi aussi j’ai un rêve. Te retrouver un jour quelque part sur la planète, chacune un carnet de croquis à la main. Merci à toi de nous avoir fait voyager sur le blog aujourd’hui. Ton travail est très inspirant. J’aime beaucoup la spontanéité qui s’en dégage à l’heure où beaucoup d’artistes intellectualisent énormément leurs créations. C’est extrêmement vivifiant! Tu es un bol d’air frais dans ce paysage-là, ne change rien! Bonne route et à bientôt au détour d’un chemin.

L’illustration en Martinique

Nous sommes en 2012 et je viens de quitter la France métropolitaine pour découvrir les Antilles françaises. Je loge à Fonds-Saint-Denis en Martinique, un tout petit village dans la forêt tropicale au nord de l’île. émerveillée par tant de nouveauté, je décide de prolonger mon séjour et d’intégrer les Beaux-arts de Fort-de-France: Le Campus caraïbéen des arts visuels.

L’éveil
Je remarque que mon regard s’habitue à ces sublimes paysages. Je trouve mes repères et m’adapte à ce nouveau mode de vie. Je me rends compte que mon ébahissement se montre moins intense. Heureusement, je laisse trace de mes premiers ressentis à travers les courriers postaux et mails adressés à mes proches. Je cherche maintenant une solution pour les exprimer autre que par l’écrit. Suite à de nombreuses spéculations, je découvre un grand intérêt pour le carnet de voyage.

Qu’est-ce qu’un carnet de voyage ?
Ce sont les navigateurs qui ont réalisé les premiers carnets de voyage. Ce qui nous a permis par la suite la reconstitution de leurs grandes épopées à travers le monde. Viennent ensuite les artistes, les scientifiques, les écrivains et ethnologues qui en ont fait l’usage. Les plus touchants demeurent les œuvres d’artistes anonymes car ils sont subjectifs. Les carnets de voyage se démodèrent au profit de la photographie. Ils reviennent à présent, plus tendance que jamais… À moi de trouver un moyen de sortir de ces sentiers battus ! Encore un peu de temps, j’ai ma petite idée !

Le paysage urbain

Une des choses m’ayant le plus frappé depuis mon arrivée : les matériaux utilisés pour la construction des maisons de certains quartiers tels que L’Ermitage ou encore Terre Sainville. Fascinée par la couleur de l’architecture dans le paysage, je m’interroge sur l’histoire et la géographie de l’île.

Les premières illustrations in situ

Je me demande comment retranscrire graphiquement la fragilité des bâtisses de Fort-de-France. J’utilise l’aquarelle afin de rendre compte de l’entremêlement des couleurs. Ce médium est bien représentatif de la situation par la juxtaposition d’une bâtisse et de sa voisine, la topologie des rues… Je cherche maintenant à faire de même en manipulant la trame sur informatique. J’utilise également des aplats de couleurs, des formes géométriques et fais référence au mouvement du Pop Art.

L’utilisation de la trame

Je ne me contente plus d’utiliser la trame vectorielle que propose Adobe Illustrator. Je scanne, je découpe la peau des légumes et autres produits locaux pour en créer des estampes. J’exige en définir ma propre trame.

L’apport d’enregistrements sonores

Je suis sensible aux différents bruits et sons entendus sur l’île tels que : les tambours et les pas de danse du bélè, les crabes gisants sur les feuilles dès le crépuscule, les prières, les contes, les rires bien plus expressifs, l’intonation de la voix et la phonétique de la langue Créole. Je souhaite donc parler de la sonorité dans la Caraïbe. Je réalise des enregistrements avec mon téléphone portable. Je souhaite transcrire cette multitude de sonorités en utilisant le médium de la typographie. Montrer que la lettre peut être entendue et non pas, seulement lue.

L’espace et la typographie

J’ai d’abord effectué différentes recherches autour de caractères spécifiques au pochoir et à la gravure. Maintenant que mon caractère est dessiné, j’extrais quelques récits intimes de mes carnets ainsi que certains extraits des poèmes d’Aimé Césaire. Je me sers de la jalousie tel un objet d’édition. Ces inscriptions donneront une nouvelle vie et un nouveau regard sur les maisons abandonnées des quartiers de Fort-de-France.

Rendre compte d’un lieu sans y être confronté

Par le biais de la nouvelle technologie et l’installation d’un décor. Je travaille en équipe. Nous réalisons un reportage photographique dans le quartier de l’Ermitage lorsqu’une case en particulier nous interpelle. Cette bâtisse raconte une histoire, un imaginaire et éveille nos sens. Mon rôle principal est la réalisation de la scénographie. Je souhaite retranscrire la sensibilité d’un vécu par la pluralité de médiums plastiques et numériques.

Je collecte, je collecte…

Je manipule divers matériaux tels que la photographie argentique, la vidéo, l’enregistrement sonore, le travail d’écriture et l’illustration. Je décide de concevoir un site internet interactif et en définis une arborescence.

Une citation d’Antoine de Saint-Exupéry

« Ce qui importe, ce n’est pas d’arriver mais d’aller vers » est devenue l’intitulé de ce projet composé d’une série de voyages. Toutes destinations possèdent des interactivités et une complémentarité de médias (navigation plus ou moins dynamique, sonorité, illustrations, écrits et photographies). La partie développée pour le projet de DNAT est le voyage en Martinique. Une quarantaine d’aquarelles donnent la possibilité à l’internaute de devenir acteur d’un voyage dans les Antilles françaises. Le sens de l’ouïe et du visuel s’entremêle de manière subtile. Enrichi d’anecdotes personnelles, le vécu incitera sûrement à se déplacer de plus bel vers les îles Caribéennes ou autres destinations qui lui sont proposées. Des informations complémentaires permettent au lecteur de véhiculer d’une production graphique à une autre en dehors du voyage. Le lecteur peut être informé des nouveaux contenus, interviews et nouvelles actualités avec l’échange de ses coordonnées avec l’auteur du site.

Work in progress

C’est un projet à durée indéterminée qui se conçoit jour après jour, expérience après expérience. Je ne cesse de produire d’innombrables matières plastiques et je me hâte d’apprendre les différents logiciels me permettant de mettre ce site internet interactif en ligne. Le projet est personnel, ouvert au monde entier, ne se verra pas céder à une quelconque agence.

Vous trouverez ci-joint le mémoire de fin d’études (rédigé en français) accompagnant ce projet né dans les îles caribéennes en 2012/13.

Parlez-vous une autre langue ?

A propos de moi



J’ai étudié le graphisme aux Beaux-arts de Caen ainsi que dans les îles caribéennes où j’ai pu développer ma technique en illustration. C’est à ce moment-là que j’ai mis en place mon projet de carnets de voyage. L’une de mes références est Stéphanie Ledoux ou encore Michel Breton...
en savoir plus sur moi

N'hésitez pas à me solliciter par mail.

Bien à vous, Stéphanie